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PRINCIPAUX JALONS DE L’HISTOIRE ET DE L’ÉVOLUTION
DE LA CORPORATION DU DOMAINE DE LANAUDIÈRE
Trame évolutive
de la Corporation du Domaine De Murval devenue, en 2004,
Corporation du Domaine De Lanaudière
1- L’idée de la création de la Corporation
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Suite à une
visite de l’association des propriétaires et ami-es des maisons
anciennes du Québec (APMAQ), organisée par Anita Caron et
Jules-André Corriveau au manoir (14 juillet 1996), et suite aux
informations obtenues par l’historien Michel Lessard auprès du
propriétaire Robert Amos quant à la pérennité de ce site naturel
et culturel à forts potentiels, une réflexion est amorcée sur le
devenir de cette propriété.
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Jules-André
Corriveau et Jean-Marc Corriveau entreprirent les premières
initiatives en vue de créer une corporation dédiée à l’avenir du
« domaine Amos » comme on l’appelait à ce moment. Une des
motivations était d’assurer une vocation récréotouristique et
culturelle au site et d’en favoriser l’accessibilité publique.
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Les premières
réunions, regroupant Jules-André Corriveau, Jean-Marc Corriveau,
Michel Lessard, Anita Caron et Gaston Cadrin, permirent, avec
l’assentiment de Robert Amos, de créer officiellement un organisme
voué à l’avenir du dit Domaine avec comme membres signataires des
lettres patentes, les personnes ci-haut mentionnées et considérées
comme membres fondateurs de la Corporation. Cette décision fut
entérinée à la réunion du 25 septembre 1996 et l’incorporation
officielle a été enregistrée le 8 novembre 1996. La première
réunion de la nouvelle corporation eut lieu le lendemain.
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La dite
Corporation prit le nom de « Corporation de mise en valeur du
domaine de Murval » , selon la volonté de M. Amos dont la
famille avait adopté ce nom ( MUR, à cause du mur érigé sur le
bord de la falaise nord-est et VAL pour Saint-Vallier).
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Les objectifs
initiaux de la corporation se résumaient ainsi :
1.
Acquérir, par achat, location ou autrement posséder, et gérer les
biens meubles et immeubles nécessaires à la mise en valeur du
Domaine de Murval.
2.
Mettre en valeur le patrimoine, le fleuve et le milieu naturel du
lieu.
3.
Organiser des activités et intéresser la population aux objectifs de
la Corporation.
2- Des initiatives intéressantes, mais une vie corporative irrégulière
Les premières
années de la corporation furent consacrées à la réflexion sur la
façon d’acquérir la propriété Amos et de la mettre en valeur. Des
études permettant d’acquérir une meilleure connaissance du site
furent réalisées grâce à des subventions publiques ou contributions
privées. Entre temps, deux fondations : Conservation de la nature
Canada (CNC) et L’Héritage canadien du Québec (HCQ) s’intéressent au
devenir du site et en négocient une éventuelle acquisition.
Voici quelques dates-clés de cette période :
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Mars 1998,
premiers contacts de la Corporation (Jules-André Corriveau et
Jean-Marc Corriveau) avec les représentants de Conservation de la
nature (Joël Bonin) et de L’Héritage canadien du Québec (Arnold
Sharp) qui semblent manifester de l’intérêt pour l’acquisition du
site de la pointe de Saint-Vallier. La rencontre eut lieu à
Drummondville.
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En mars 1998,
le Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM),
en collaboration avec la Corporation de mise en valeur du Domaine
de Murval, fait une demande de subvention à la Fondation de la
faune du Québec pour la réalisation d’une étude de caractérisation
et d’inventaire du milieu naturel et la réalisation d’un plan
d’aménagement et de mise en valeur.
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D’autres
demandes de subventions sont faites (Caisse populaire, Promutuel
Bellechasse, municipalité de Saint-Vallier, etc.) afin de réaliser
une étude du site sur les plans historique et archéologique. Cette
étude a été confiée à l’archéologue Philippe Picard, qui remet son
rapport le 18 novembre 1998.
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Pour sa part,
en avril 1998, la municipalité de Saint-Vallier démontre son
intérêt pour le site en entreprenant les démarches pour faire
déclarer le Domaine site du patrimoine, en vertu des
pouvoirs conférés par la Loi sur les biens culturels du Québec.
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Suite à l’offre
d’achat des deux fondations à la famille Amos, la Corporation
poursuit le travail en collaboration avec les futurs propriétaires
et leur fait part de sa vision de la mise en valeur du site
(rencontre au presbytère de Saint-Vallier en juillet 1998).
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Le 28 septembre
1998, première conférence de presse et première visite officielle
du lieu organisée par la Corporation. Sont présents, outre les
médias, des représentants politiques : député Claude Lachance,
député fédéral Gilbert Normand, maires, conseillers et
contributeurs (Caisse populaire, Promutuel Bellechasse).
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Le 30 janvier
1999, l’option d’achat se concrétise (montant en argent et reçu
pour don) et le site devient une propriété partagée entre les deux
fondations.
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En mars 1999,
l’étude de caractérisation du milieu naturel est complétée et
donne une bonne idée des potentiels du site.
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En mai 2000, le
site accueille son premier groupe de visiteurs : le Club des
ornithologues de Montmagny.
3- Un fonctionnement plus structuré à partir de 2002
Entre 1996 et
2002, la Corporation, dirigée par Jules-André Corriveau, a connu un
fonctionnement irrégulier en terme de réunions du conseil
d’administration provisoire. De plus, les résidants permanents de
Saint-Vallier étaient moins impliqués, donc se sentaient moins
concernés. Il faut reconnaître les efforts de Jules-André Corriveau
pour maintenir une certaine vie à la Corporation, mais à ce moment
aucune liste systématique des membres n’était dressée, aucune
assemblée générale n’a eu lieu et les réunions du C.A. étaient
sporadiques; celles-ci se déroulaient parfois à l’UQAM pour
faciliter la participation de Robert Amos et d’Anita Caron.
Cependant, le GIRAM dont Jules-André était membre du C.A. (1996 à
2000) a permis, en cette période embryonnaire, de réaliser des
études fondamentales pour l’avenir et la mise en valeur du Domaine.
La Corporation se
donne un fonctionnement plus rigoureux à partir de la préparation
d’un projet de règlement général soumis par Jean-Marc Corriveau à
une réunion des administrateurs le 12 avril 2002 au presbytère de
Saint-Vallier. Sont présents à cette réunion : Anita Caron,
Jean-Marc Corriveau, Jules-André Corriveau, Gaston Cadrin, Jean-Paul
Morel de La Durantaye, Denis Hardy (un ancien ministre de la Culture
préoccupé par l’avenir du site) et Pierre Morisset. Soulignons
également que le 15 février 2002, Conservation de la nature avait
nommé Pierre Morisset pour les représenter auprès de la Corporation.
La première
assemblée générale annuelle des membres, tenue le 19 octobre 2002,
permettra un fonctionnement plus régulier et mieux structuré de la
Corporation.
À partir de ce
moment, le C.A. de la Corporation est composé de neuf
administrateurs, dont six membres élus par l’assemblée générale et
trois membres ad hoc représentant L’Héritage canadien du Québec,
Conservation de la nature et la municipalité de Saint-Vallier.
Jules-André
Corriveau a assumé la présidence jusqu’à l’assemblée générale
annuelle du 6 mars 2004. Par la suite, celle-ci fut assignée à
Gaston Cadrin en 2004-2005 et 2006-2007 et à Jacques Carbonneau en
2005-2006. Entre mars 2006 et avril 2009, Michel Talbot a occupé
avec un grand dynamisme le poste de président de la Corporation. On
lui doit entre autres l’initiative de la réfection de la grange,
l’organisation des visites guidées pour les cyclistes et le premier
symposium de peinture « Paysage en partage ». Depuis le printemps
2009, Guy Lemieux agit comme président et donne une nouvelle
impulsion à l’organisme sur le plan des activités culturelles et de
l’animation du site.
4- Principaux moments forts depuis 2002
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Février 2003, à
la demande de L’Héritage canadien du Québec (HCQ), l’architecte
François Varin soumet un concept de restauration pour le manoir.
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Des opérations
« nettoyage des grèves » organisées par Conservation de la nature
et tenues en collaboration avec la Corporation.
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En 2004,
changement de nom de la corporation; elle devient la
Corporation du domaine De Lanaudière.
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Des portes
ouvertes annuelles depuis 2004, souvent agrémentées d’animation et
de visites thématiques.
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En juillet
2004, monsieur Robert Amos est nommé membre honoraire de la
Corporation lors d’une petite réception au manoir.
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En mars 2005,
la Corporation est secouée par le décès de son président-fondateur,
Jules-André Corriveau.
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Au printemps
2005, une version préliminaire d’un plan directeur est présentée
par trois membres de la Corporation.
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À l’été 2006,
les premières excursions cyclistes sont organisées par la
Corporation, incluant une découverte du domaine et son
interprétation.
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Importante
consultation, le 6 mai 2006, sur la vocation future du domaine De
Lanaudière. Une trentaine de participants de différents horizons
suggèrent d’intéressantes propositions de mise en valeur. En
novembre, le président de HCQ confirme le versement d’un montant
de 10 000 $ à la Corporation pour la réalisation d’une étude sur
la vocation du Domaine.
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En 2007, la
Corporation, en collaboration avec les fondations propriétaires, a
mis la priorité sur l’identification de la vocation du site. Un
devis, préparé à l’automne 2006 et finalisé à l’hiver 2007,
permettra de définir les objectifs de la mise en valeur, ainsi que
les contraintes d’utilisation qui permettront d’orienter la firme
spécialisée chargée de définir l’utilisation future du site. C’est
la firme GID qui se verra confier ce mandat.
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Après quelques
rapports préliminaires, la firme GID remettra son rapport final à
l’hiver 2008.
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En 2007 et
2008, la Corporation a pris l’initiative de réaménager la grange
afin d’en faire un premier site d’accueil des visiteurs.
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En janvier
2008, la Corporation adopte un logo dessiné par Jean Marcotte.
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À l’automne 2008, l’événement « Paysage en
partage », organisé par Michel
Talbot, Jean Marcotte et l’artiste Claude de Lorimier,
a réuni des peintres produisant à partir de
scènes paysagères du site. Cette activité connaît une évolution
stimulante sous la direction de Guy Lemieux, lui-même
artiste-peintre.
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Entre 2006 et 2009, notre corporation a collaboré avec
Conservation de la nature au
développement d’infrastructures et d’outils de mise en valeur afin
de favoriser un accès durable et écologique au site; tels que des
panneaux d’accueil à l’entrée, un carte d’accès avec code de
conduite, deux panneaux d’interprétation, un parcours
interprétatif avec des balises, un guide interprétatif pour les
visiteurs, et un cahier de formation et de contenu pour être
utilisé lors de diverses visites du site ou activités scolaires.
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En 2010, un
protocole d’entente entre la Corporation du domaine De Lanaudière
et les fondations propriétaires a été élaboré et des approches
pour une implication plus grande de la municipalité de
Saint-Vallier ont été réalisées.
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À venir : la
restauration du manoir et une mise en valeur du site à des fins
d’éducation, de culture et de loisir au profit de la population
locale, régionale et touristique.
Gaston Cadrin,
membre fondateur et vice-président 2010
Domaine Lanaudiere
Saint-Vallier de Bellechasse
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